Plus récemment, des travaux académiques et des études de
faisabilité ont montré que des systèmes de registre
foncier fondés sur la blockchain, qu’ils soient publics ou
privés peuvent véritablement améliorer la transparence,
réduire la corruption, accélérer les transactions et
offrir une sécurité juridique accrue aux propriétaires.
En pratique, en adoptant la blockchain pour le foncier,
les États et les collectivités peuvent digitaliser leurs
cadastres, rendre les titres consultables à tout moment,
éviter les fraudes documentaires, simplifier les
transferts de propriété, et même permettre l’utilisation
des titres comme garanties pour l’accès au crédit ce qui
peut avoir un impact majeur sur l’investissement,
l’agriculture, le logement, le développement rural
(fakt-afrique.org)
C’est dans ce cadre que Infinity Africa Group, à travers
Infinity Africa Technologies pourrait intervenir, en
concevant une plateforme de cadastre numérique basée sur
la blockchain, adaptée aux réalités africaines. Une telle
solution pourrait permettre aux citoyens d’enregistrer
leurs titres fonciers via une application mobile, de
consulter leurs parcelles, de sécuriser leurs droits,
d’accéder à un registre transparent tout en ayant
l’assurance que les données sont infalsifiables.
Une approche modulaire et progressive (commençant par des
zones pilotes, en partenariat avec les administrations
locales et les municipalités) permettrait de tester la
technologie, d’ajuster le système aux contextes locaux,
puis de proposer un déploiement élargi, avec formation,
accompagnement technique et gouvernance responsable.
Au-delà du foncier, une telle infrastructure blockchain
pourrait aussi supporter d’autres applications :
financement (micro-crédit garanti par des terres),
transparence dans l’état civil, traçabilité des
transactions foncières, gestion des droits communautaires,
etc.
Au final, la question n’est plus de savoir si la
blockchain peut transformer la gestion foncière en
Afrique, mais plutôt quand et comment elle sera déployée à
grande échelle. Les enjeux sont immenses : sécuriser la
propriété, réduire les litiges, restaurer la confiance,
fluidifier les transactions et surtout, redonner aux
citoyens le contrôle sur leurs terres, un actif vital pour
l'agriculture, l’habitat, l’investissement et la
transmission familiale.